Ce glossaire de la famille réunit les notions de parentalité, de développement de l’enfant et de droit de la famille qui reviennent le plus souvent dans les articles du site. Chaque définition renvoie à un article qui approfondit le sujet.

Adoption

Définition : L’adoption est un lien de filiation créé par un jugement entre un adoptant et un adopté. En France, elle prend la forme d’une adoption simple ou d’une adoption plénière, et ses règles figurent aux articles 343 et suivants du Code civil.

L’adoption plénière rompt le lien entre l’enfant et sa famille d’origine : l’adopté est assimilé à un enfant né du couple ou de la personne qui adopte. L’adoption simple ajoute au contraire une filiation nouvelle sans effacer la première. Les deux formes ont des conséquences différentes sur le nom de l’enfant, sa nationalité et ses droits patrimoniaux.

Avant d’accueillir un enfant en vue de son adoption, la personne ou le couple doit obtenir un agrément auprès du conseil départemental, au service de l’aide sociale à l’enfance. Il est délivré après une enquête sur la situation familiale et les possibilités d’accueil, et après une évaluation psychologique. Chaque évaluation, sociale et psychologique, comporte au moins deux rencontres avec un professionnel.

Pour l’adoption internationale, la Convention de La Haye de 1993 fixe des règles destinées à protéger les enfants, fondées sur l’intérêt de l’enfant. Lorsque la décision a été rendue à l’étranger, une démarche devant la justice française est en général nécessaire pour que l’adoption produise tous ses effets en France, en particulier pour une adoption plénière.

Le parcours est long et les délais varient d’un département à l’autre. Les familles s’appuient souvent sur des organismes autorisés et sur des associations de parents adoptifs. Les informations officielles et à jour sur les démarches se trouvent auprès du service de l’aide sociale à l’enfance du département et sur les sites publics.

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Allaitement mixte

Définition : L’allaitement mixte associe, pour nourrir un bébé, des tétées au sein et des biberons de lait infantile ou de lait maternel tiré. Il permet de poursuivre l’allaitement tout en partageant les repas ou en préparant une reprise du travail.

La lactation est déclenchée après l’accouchement par la prolactine, une hormone, et entretenue par la succion du nourrisson. La production de lait s’ajuste à la demande du bébé : moins les tétées sont nombreuses, plus elle tend à diminuer. C’est pourquoi l’introduction de biberons se fait en général progressivement.

L’Organisation mondiale de la santé recommande un allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois, puis sa poursuite avec une alimentation diversifiée jusqu’à deux ans ou plus. L’allaitement mixte constitue un compromis courant lorsque l’allaitement exclusif n’est pas possible ou pas souhaité.

Le lait maternel peut être extrait au tire-lait, conservé, puis donné au biberon, à la tasse ou à la cuillère. À défaut, on utilise une préparation pour nourrissons adaptée à l’âge de l’enfant. Certaines sources conseillent la tasse ou la cuillère pour limiter la confusion entre le sein et la tétine.

Le rythme, le choix du lait et la manière d’introduire le biberon se discutent avec une sage-femme, un pédiatre ou une consultante en lactation. Ces professionnels aident aussi à repérer un engorgement ou une baisse de production, et à adapter le schéma à la situation de la famille.

Pour aller plus loin : Réussir l’allaitement mixte : conseils et astuces pour une transition tout en douceur

Allô enfance en danger

Définition : Allô enfance en danger est le nom du numéro national 119, dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être. Il est géré par le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (SNATED).

Le 119 est gratuit depuis tous les téléphones, fixes ou mobiles, et joignable 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, en France métropolitaine comme dans les départements d’outre-mer. L’appel n’apparaît sur aucun relevé téléphonique détaillé. Un tchat est aussi proposé aux enfants, aux adolescents et aux jeunes majeurs de moins de 21 ans.

Peuvent appeler les enfants et adolescents confrontés à une situation de danger, pour eux-mêmes ou pour un autre enfant, mais aussi les adultes préoccupés : famille, voisins, enseignants. Les appels portent en majorité sur des violences subies par les enfants, qu’elles soient psychologiques, physiques ou sexuelles, et concernent aussi les négligences, les fugues, le cyberharcèlement ou l’exposition aux violences conjugales.

Lorsque l’écoutant évalue un danger ou un risque de danger, il rédige un compte rendu transmis à la cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) du département. Des professionnels peuvent alors intervenir auprès de la famille. En cas de danger imminent, le service contacte sans délai les services d’urgence.

Le service est né de la loi du 10 juillet 1989 sous le nom d’Allô enfance maltraitée, et dispose du numéro à trois chiffres depuis 1997. La loi du 5 mars 2007 a remplacé le mot « maltraité » par « en danger ». L’affichage du 119 est obligatoire dans tous les lieux qui accueillent des mineurs.

Pour aller plus loin : Numéro 119 : pourquoi et quand appeler ? Toutes les informations

Assistant de service social

Définition : L’assistant de service social, souvent appelé assistante sociale, est un professionnel du travail social qui accompagne des personnes, des familles ou des groupes en difficulté et favorise leur bien-être, leur insertion sociale et leur autonomie.

Son travail repose sur la relation d’aide : il écoute, soutient, conseille et oriente. Il recueille les informations utiles, analyse la demande, établit un plan d’action avec la personne et évalue les résultats. Il intervient avec l’usager et non à sa place, en respectant son rythme.

Ses domaines d’action sont larges : protection de l’enfance, accès aux droits, budget familial, logement, insertion professionnelle, santé ou relations familiales. On le rencontre dans les services sociaux du département, dans les centres communaux d’action sociale (CCAS), à l’hôpital, dans les établissements scolaires ou en entreprise.

En France, la profession est réservée aux titulaires du diplôme d’État d’assistant de service social (DEASS), préparé en trois ans. Les assistants de service social sont tenus au secret professionnel, dans les conditions prévues par le Code pénal et le Code de l’action sociale et des familles.

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Autorité parentale

Définition : L’autorité parentale est l’ensemble des droits et des devoirs que les parents exercent à l’égard de leur enfant mineur. Elle a pour finalité l’intérêt de l’enfant et vise à le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité.

En droit français, l’autorité parentale a remplacé la puissance paternelle en 1970. Elle consacre l’égalité du père et de la mère dans l’éducation des enfants. L’article 371-1 du Code civil dispose qu’elle appartient aux deux parents, et elle prend fin à la majorité ou à l’émancipation de l’enfant.

L’article 373-2 précise que la séparation des parents est sans incidence sur l’exercice de l’autorité parentale. Les deux parents la conservent en commun, quel que soit le lieu de résidence de l’enfant. Un juge aux affaires familiales peut toutefois en confier l’exercice à un seul parent lorsque l’intérêt de l’enfant le commande.

Au quotidien, un parent peut accomplir seul un acte usuel, comme une inscription à l’école publique ou des soins courants, car il est présumé agir avec l’accord de l’autre. Les actes non usuels, plus importants, exigent l’accord des deux parents. L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques, en associant l’enfant aux décisions selon son âge et sa maturité.

Pour aller plus loin : Obligations d’un parent : tout comprendre et agir efficacement

Complémentaire santé

Définition : La complémentaire santé, souvent appelée mutuelle, est une assurance maladie facultative qui rembourse tout ou partie des dépenses de soins laissées à la charge de l’assuré après l’intervention de la Sécurité sociale.

Elle couvre une partie du reste à charge : ticket modérateur, dépassements d’honoraires selon le contrat, optique, dentaire ou hospitalisation. Le terme « mutuelle » est un abus de langage, car il désigne un statut juridique précis : une société de personnes à but non lucratif. Les complémentaires sont aussi proposées par des compagnies d’assurances et des institutions de prévoyance.

Depuis le 1er janvier 2016, la complémentaire santé est obligatoire pour les salariés, dans le cadre de leur entreprise. La plupart des contrats sont dits solidaires et responsables : ils respectent des règles minimales et maximales de remboursement, notamment la prise en charge intégrale du ticket modérateur.

Un contrat familial couvre l’assuré principal et ses ayants droit, en général le conjoint et les enfants. Les besoins diffèrent selon l’âge : soins des nourrissons, orthodontie des enfants, optique ou consultations de spécialistes pour les adultes. Comparer les tableaux de garanties et les modalités d’ajout d’un membre de la famille aide à choisir.

Les foyers aux ressources modestes peuvent bénéficier de la complémentaire santé solidaire, attribuée sous conditions. Les informations sur l’éligibilité et les démarches figurent sur les sites officiels de l’Assurance maladie.

Pour aller plus loin : Et si votre mutuelle s’adaptait enfin à chaque membre de la famille ?

Garde alternée

Définition : La garde alternée, appelée en droit résidence alternée, est une organisation dans laquelle l’enfant de parents séparés vit en alternance au domicile de chacun de ses parents.

La résidence alternée est entrée dans le droit français avec la loi du 4 mars 2002, qui l’a inscrite à l’article 373-2-9 du Code civil. Auparavant, on parlait de « droit de garde ». Les parents peuvent la mettre en place d’un commun accord, ou le juge aux affaires familiales peut la fixer.

Le Code civil n’impose ni un partage strictement égal du temps ni un rythme hebdomadaire. L’alternance d’une semaine sur deux est répandue, mais d’autres rythmes sont possibles selon l’âge de l’enfant, la distance entre les domiciles et l’emploi du temps des parents. Les enfants scolarisés fréquentent en général une seule école, ce qui suppose des logements proches.

La garde alternée n’empêche pas le versement d’une pension alimentaire lorsque les revenus des parents sont très différents. Elle implique aussi une organisation concrète : partage des frais, transmission des affaires de l’enfant, coordination avec la nounou ou l’assistante maternelle. La médiation familiale peut aider les parents à construire un accord.

Pour aller plus loin : Parents séparés : comment organiser la garde avec nounouto ?

Gigoteuse

Définition : La gigoteuse, aussi appelée turbulette, est un sac de couchage pour bébé retenu aux épaules, qui laisse les bras et la tête dégagés. Elle remplace la couverture ou la couette pour limiter le risque d’étouffement.

Le vêtement enveloppe le corps du bébé et ne peut pas remonter sur son visage, contrairement à un drap ou à une couverture. Certains modèles plus chauds couvrent aussi les bras. Le mot vient de « turbulent », synonyme d’agité, car le bébé peut bouger les jambes librement.

Les recommandations de prévention de la mort inattendue du nourrisson reposent sur un couchage sûr : bébé couché sur le dos, sur un matelas ferme, dans son propre lit, sans couverture ni élément de literie trop mou. Il faut aussi éviter une chambre trop chauffée et l’exposition au tabac.

L’oreiller et la couette, qui font partie des éléments de literie mous, ne sont donc pas conseillés dans le lit d’un nourrisson. Le moment de passer à un couchage d’enfant plus grand se discute avec le pédiatre ou le médecin qui suit l’enfant.

Pour aller plus loin : Oreiller et couette pour bébé : quel est le bon moment ?

Hypersensibilité

Définition : En psychologie, l’hypersensibilité désigne une sensibilité plus élevée que la moyenne aux stimulations sensorielles ou émotionnelles. Elle est décrite comme un trait de tempérament et non comme une maladie.

La notion a été définie en 1996 par la psychologue américaine Elaine Aron, qui parle de « personnes hautement sensibles ». Elle reprend le concept de sensibilité innée introduit par Carl Gustav Jung. Le concept reste discuté : les études ne permettent pas encore de bien relier les facteurs biologiques identifiés aux comportements observés.

Chez l’enfant, l’hypersensibilité peut se traduire par une réactivité forte au bruit, à la lumière, aux textures ou à l’agitation, ou par des émotions vécues avec une grande intensité. Les travaux sur le sujet lui reconnaissent aussi des aspects positifs, à côté de difficultés comme une sensibilité accrue à la peur.

Un enfant très émotif a souvent besoin de prévisibilité, de temps calmes et de mots pour nommer ce qu’il ressent. Lorsque les réactions entraînent une souffrance importante ou gênent la vie quotidienne, un avis auprès du médecin ou d’un psychologue permet d’écarter d’autres causes, comme un trouble anxieux ou un trouble sensoriel.

Pour aller plus loin : Enfant hyper émotif : conseils pratiques pour l’accompagner

Instruction obligatoire

Définition : L’instruction obligatoire est l’obligation faite aux parents de faire instruire leurs enfants. En France, elle s’applique à chaque enfant de 3 à 16 ans, à l’école ou, par dérogation et sur autorisation, dans la famille.

L’instruction obligatoire, laïque et gratuite a été instituée par la loi du 28 mars 1882, dite loi Jules Ferry, pour les enfants de 6 à 13 ans. L’âge de fin a été porté à 14 ans en 1936, puis à 16 ans par l’ordonnance du 6 janvier 1959.

La loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance a abaissé de six à trois ans l’âge de début de l’instruction obligatoire. La mesure a eu peu d’effet en métropole, où 98 % des enfants de cet âge étaient déjà inscrits à l’école maternelle. La loi a aussi ajouté une obligation de formation jusqu’à 18 ans.

L’instruction est donnée dans les établissements publics ou privés. Depuis la loi du 24 août 2021, l’instruction dans la famille est soumise à une autorisation. Les questions d’organisation, comme la présence l’après-midi en petite section, se règlent avec l’école ; les conditions précises figurent sur les sites officiels de l’Éducation nationale.

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Jeu symbolique

Définition : Le jeu symbolique, ou jeu de faire semblant, est l’activité par laquelle l’enfant utilise un objet ou une situation pour en représenter un autre : une boîte devient une voiture, une poupée devient un bébé. Il témoigne de l’accès à la fonction symbolique.

Pour le psychologue suisse Jean Piaget, la fonction symbolique permet à l’enfant de se représenter des objets et des situations absents à l’aide de signes ou de symboles. Elle est acquise lorsqu’on observe plusieurs conduites : l’imitation différée, le jeu symbolique, le dessin, l’image mentale et le langage.

Piaget situe ces acquisitions à la fin de la période sensorimotrice, puis au cours de la période préopératoire, entre 2 et 6 ans environ. Le stade de la pensée symbolique concerne en particulier les enfants de 2 à 4 ans : l’enfant imite les adultes, invente des scénarios et attribue des rôles aux objets.

Dînette, garage, déguisements, marionnettes ou cabane se prêtent bien à ce type de jeu. Les parents peuvent y participer en suivant le scénario de l’enfant plutôt qu’en le dirigeant. Ces jeux sollicitent le langage, l’imagination et les compétences sociales, notamment lorsqu’ils se pratiquent à plusieurs.

Le jeu symbolique ne se confond pas avec le jeu de rôle utilisé en psychologie ou en pédagogie pour les adultes. Chez le jeune enfant, il apparaît spontanément, sans consigne ni objectif fixé par un adulte, comme une manière d’explorer et de rejouer ce qu’il observe.

Pour aller plus loin : Jeu symbolique : définition, exemples et bienfaits pour l’enfant

Motricité fine

Définition : La motricité fine désigne les mouvements précis des doigts et des mains, qui permettent de saisir et de manipuler de petits objets. Elle fait partie de la dextérité manuelle, avec les mouvements plus globaux des bras.

La dextérité manuelle se divise en dextérité globale, associée aux grands mouvements des bras et des mains, et dextérité fine, liée aux mouvements des doigts. Cette dernière apporte la précision et la vitesse nécessaires pour manipuler de très petits objets, et suppose une bonne coordination œil-main.

Chez l’enfant, la motricité fine se développe progressivement à travers les gestes du quotidien et le jeu : attraper, empiler, encastrer, enfiler, visser, découper ou tenir un crayon. Les jeux d’encastrement, les perles à enfiler, la pâte à modeler ou les petites constructions la sollicitent particulièrement.

Ces habiletés préparent des apprentissages comme l’écriture, l’habillage ou l’usage des couverts. Les professionnels, notamment en ergothérapie, disposent de tests chronométrés pour les évaluer. En cas de difficulté persistante, le médecin de l’enfant peut orienter vers un bilan.

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Numéro de semaine

Définition : Le numéro de semaine est le rang d’une semaine dans l’année, de 1 à 52 ou 53. En France, on utilise la numérotation de la norme ISO 8601, qui sert aussi à distinguer les semaines paires et impaires.

Selon la norme ISO 8601, les semaines commencent le lundi. La semaine 1 est celle qui contient le premier jeudi de janvier, ce qui revient à dire celle qui contient le 4 janvier. Les premiers jours de janvier peuvent donc appartenir à la dernière semaine de l’année précédente, et les derniers jours de décembre à la semaine 1 de l’année suivante.

Une année ISO compte 52 ou 53 semaines entières. La semaine supplémentaire revient en moyenne tous les cinq à six ans. Dans les documents, le numéro s’écrit souvent sur deux chiffres, précédé de la lettre W, pour week, ou de la lettre S en français.

Les semaines paires et impaires servent souvent à organiser une résidence alternée, un planning de travail ou un calendrier de collecte. Pour éviter les erreurs, il vaut mieux se fier au numéro affiché par un agenda conforme à la norme, ou à une fonction de tableur dédiée, plutôt que de compter les semaines à la main.

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Parentalité

Définition : La parentalité désigne la fonction d’être parent, dans ses dimensions juridiques, affectives, éducatives et sociales. Le mot est apparu à la fin du XXe siècle dans le champ médico-psycho-social.

La notion a d’abord été employée par l’anthropologie, la psychanalyse et la sociologie, avant de passer dans le langage courant à partir des années 1980. Elle distingue le fait d’être parent, au sens de la filiation, de la manière dont on exerce ce rôle au quotidien.

Un groupe de recherche dirigé par le pédopsychiatre Didier Houzel a proposé trois axes. L’axe de l’exercice regroupe les droits et devoirs, comme l’autorité parentale. L’axe de l’expérience touche au ressenti du parent. L’axe de la pratique rassemble les actes du quotidien : alimentation, soins, éducation.

La parentalité s’est diversifiée avec les familles recomposées, les foyers monoparentaux, l’adoption, l’homoparentalité ou la procréation médicalement assistée. Ces situations distinguent parfois le parent biologique du parent social et posent des questions juridiques nouvelles.

Le modèle en trois axes fonde l’idée d’accompagnement à la parentalité : un parent peut assurer les besoins matériels de son enfant tout en éprouvant des difficultés dans la relation affective, et recevoir une aide adaptée. En cas d’épuisement ou de doute persistant, le médecin traitant ou un psychologue restent des interlocuteurs utiles.

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TDAH

Définition : Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) est un trouble du neurodéveloppement qui associe, seuls ou combinés, des difficultés d’attention, de l’hyperactivité et de l’impulsivité.

Les symptômes débutent pendant l’enfance et peuvent persister à l’âge adulte. La part génétique dans la survenue du trouble est importante. Selon la Haute Autorité de santé, il concernerait 3,5 % à 5,6 % des enfants en France, plus souvent des garçons, même si le diagnostic est plus difficile chez les filles, chez qui l’inattention domine plus souvent.

Le diagnostic repose sur les critères du DSM-5, qui distinguent le déficit de l’attention d’un côté et l’hyperactivité-impulsivité de l’autre. Il est posé par un médecin, après avoir écarté d’autres causes : troubles des apprentissages, troubles anxieux, dépression. Le diagnostic différentiel tient compte du comportement de l’enfant en dehors de l’école.

La Haute Autorité de santé conseille de privilégier d’abord les prises en charge non médicamenteuses : thérapies cognitivo-comportementales, aménagements éducatifs, soutien à l’enfant et aux parents. Un traitement médicamenteux n’est envisagé qu’en second lieu, sur prescription médicale. Face à des signes qui durent, le médecin traitant ou le pédiatre est le premier interlocuteur.

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Trouble oppositionnel avec provocation

Définition : Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) est un ensemble de comportements négatifs, hostiles ou provocateurs envers les figures d’autorité, chez l’enfant ou l’adolescent, qui va au-delà de l’opposition habituelle à cet âge.

Décrit dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), il se manifeste par des colères fréquentes, la contestation des adultes, le refus actif des règles, la tendance à rejeter la faute sur autrui ou une susceptibilité marquée. Pour retenir le diagnostic, ces comportements doivent durer environ six mois.

Le TOP est proche d’autres troubles dont il doit être distingué, comme le TDAH ou le trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle. Un refus de faire un travail peut aussi traduire une difficulté d’attention plutôt qu’une provocation, d’où l’intérêt d’une évaluation par un professionnel.

Les causes identifiées sont multiples et souvent difficiles à départager : contexte familial, exposition prénatale au tabac ou à l’alcool, facteurs génétiques. Parmi les prises en charge décrites figurent la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie familiale. Le pédiatre, le pédopsychiatre ou un psychologue peuvent orienter la famille vers un suivi adapté.

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